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Kurdistan / Alep...etc

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Kurdistan / Alep...etc

Message par Mr. Bonk le Lun 19 Déc - 12:51

Bonjour,
Sur Lyon on a de bons liens avec les Kurdes. On travaille souvent ensemble et on arrive à avoir des échanges intéressants. Ils sont super en colère par rapport à l'attitude générale du milieu militant qui est super ambigu sur la question de la Syrie. En somme ils sont dégoûtés que ça ne pose pas de problèmes aux gens de soutenir les agents d'Erdogan dans la conflit et de leur faire des sourires.
Ils nous ont proposé de faire une lettre ouverte aux organisations politiques et aux médias alternatifs pour les pousser à prendre position clairement en indiquant que c'est -à leurs yeux- une ligne de démarcation importante.
Je vous transmettrais ce qu'on a écrit, mais si ça vous va ça serait cool de le diffuser et de secouer un peu les puces des zélateurs de l'impérialisme français.

Mr. Bonk

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Re: Kurdistan / Alep...etc

Message par Felix 62 le Lun 19 Déc - 18:29

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Felix 62

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Re: Kurdistan / Alep...etc

Message par Mr. Bonk le Mer 21 Déc - 17:14

Je finalise demain la version discuté avec les camarades Kurdes de Lyon, et je vous la soumet pour voir ce que vous en pensez. C'est une lettre ouverte assez minimale mais qui appelle à prendre position sur la question de Kurdes et à rejeter les pions de notre impérialisme.

Mr. Bonk

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Re: Kurdistan / Alep...etc

Message par Mr. Bonk le Dim 25 Déc - 21:18

Voilà ce sur quoi nous nous sommes mis d'accord avec nos camarades Kurdes.

Il n'est pas possible de soutenir à la fois les opprimés et leurs oppresseurs.
Lettre ouverte aux organisations progressistes, révolutionnaires, ainsi qu'aux médias alternatifs et militants.


Dernièrement, le siège et la chute de la ville d'Alep a causé de violents remous dans l'opinion publique au sein de l’État Français. Les images de morts, de blessés, de destruction, de bombardements ont marqué les esprits. Il est logique, il est sain d'être horrifié par ce genre de scènes.

Pourtant, l'empathie légitime qu'il est possible de ressentir pour les victimes de ces opérations militaires, des exactions qui ont suivi la reprise de la ville, ne doit pas oblitérer tout jugement politique. Cela ne doit pas occulter la véritable nature politique de l'opposition armée connue sous le nom de « Armée Syrienne Libre » et les intérêts qu'elle sert, entre les mains de ses maîtres.

Que des individus soient mortifiés et réagissent avec leur cœur, comment le-leur reprocherions-nous ? Si ils sont dans l'ignorance des ramifications et des implications politiques, nous ne saurions les blâmer, c'est à nous, militants, de les en informer.

Mais qu'une organisation politique ou un média militant prenne position pour soutenir l'appel de la "mairie d'Alep-est", c'est une toute autre chose.
L'erreur existe, et l'ignorance également. C'est pour cela que nous rédigeons cette lettre. Nous les invitons à repenser leur position, à comprendre qu'on ne peut pas être équidistant entre les progressistes et les réactionnaires sans prendre fait et cause pour eux.
Beaucoup d'organisations politiques et de médias militants progressistes affirment soutenir la lutte du peuple kurde contre ses oppresseurs en Turquie et en Syrie. Ces organisations et médias retransmettent les informations transmises par la coalition formée autour du PKK, du TKP M/L, de leurs organisations militaires YPG - YPJ - TIKKO, et affirment également soutenir la politique du HDP en Turquie, qui combat contre l'ogre Erdogan et son régime.
La coalition que forment les organisations de combat Kurdes est la seule à œuvrer à une lutte résolue pour le progrès, l'égalité, et pour chasser les impérialistes. Et ce, que ce soit au Rojava (Kurdistan Syrien) au Bakur (Kurdistan de Turquie), sur leur terre, tout comme pour l'émancipation générale des peuples de Syrie et de Turquie.

Le Parti HDP, dans l’État Turc, mène une lutte exemplaire pour le maintient des droits démocratiques dans un État qui sombre dans le fascisme.
Que veulent ces forces ?

Les forces combattantes du Kurdistan Turc et Syrien veulent l'indépendance. Elles veulent la constitution non pas "juste d'un État bourgeois", mais bien d'un État libre de démocratie populaire. Elles combattent, dans un front uni avec leurs alliés, contre l'impérialisme, le capitalisme, l'obscurantisme, le sexisme et la destruction de l'environnement.
Les forces Kurdes mènent la lutte depuis 1978 dans l’État Turc, date à laquelle à été fondé le Parti des Travailleurs du Kurdistan, sous l'impulsion de Abdullah Öcalan. Depuis le commencement de la guérilla, les forces Kurdes n'ont jamais renoncé à obtenir un état indépendant.
La coalition des Forces Démocratiques Syriennes est un front dans lequel luttent les Kurdes, contre le régime dictatorial et clientéliste de Bachar Al-Assad, laquais des Russes, et contre les pions de Erdogan et des réactionnaires, la clique de l'Armée Libre Syrienne. Ces forces combattent également les réactionnaires fascistes de Daesh. Pourtant cette alliance n'est pas toujours fiable et connaît des fractures. Comme dans beaucoup de situation, ce sont des acteurs qui combattent aux côtés des Kurdes contre les autres forces, mais il est arrivé que les alliés de la veille tirent dans le dos des combattants lorsque l'ennemi est en fuite. Très peu de forces syriennes acceptent l'idée d'un Rojava indépendant. C'est pour cela que nous devons soutenir nos camarades au front. L'anti-impérialisme et l'internationalisme sont les meilleurs alliés des Kurdes.

Début 2016, les forces combattantes révolutionnaires Turques et Kurdes se sont unifiées autour d'un front commun nommé  “Halkların Birleşik Devrim Hareketi” (Mouvement Révolutionnaire Unis des Peuples) rassemblant une dizaine d'organisations révolutionnaires Kurdes et Turques.
Voici quelles sont ces organisations:
• Devrimci Karargâh (QG Révolutionnaire)
• DKP (Parti de communards révolutionnaires)
• MKP (Parti communiste maoiste)
• MLKP (Parti communiste marxiste léniniste) pour combattre le fascisme turc au Kurdistan.)
• THKP-C/MLSPB ( Parti/Front communiste de Turquie/marxiste-léniniste, brigades armées de propagande)
• PKK (Le Parti des travailleurs du Kurdistan)
• TİKB (L’union des communistes Révolutionnaires de Turquie)
• TKEP-L (Parti communiste de Travail, léniniste)
D'autres combattent également de manière indépendante ou côte-à-côte avec les forces progressistes Kurdes et Turques. Nous mentionnons leurs nom en annexe
.
Leur communiqué résume leurs objectifs:
• "Notre mouvement a pour objectif d’obtenir un avenir libre, démocratique pour nos peuples, contre l’impérialisme, le capitalisme, le chauvinisme, le fascisme et le racisme. Il considère incontournable la destruction de l’AKP fasciste, avec tous ses soutiens sociaux et par la force révolutionnaire du peuple.
• Le gouvernement AKP, est en train de détruire la nature, en même temps que la société. Il intensifie l’exploitation de la classe ouvrière et de tous les travailleur/ses, et impose les conditions d’esclavage. Sur toutes les masses de population, il est répressif et meurtrier.
• Le Mouvement révolutionnaire uni des peuples, adopte le principe de réunir et d’organiser toutes ces forces sous les attaques de l’Etat bourgeois de la République Turque et du gouvernement AKP, et de les mobiliser pour la lutte.
• Le Mouvement révolutionnaire uni des peuples, lutte pour l’écologie, pour la libération de la femme, pour la classe ouvrière, les droits et les libertés des travailleurs, ainsi que pour installer le pouvoir du peuple pour la Turquie, et l’autonomie au Kurdistan afin de permettre un avenir libre pour nos peuples.
• Le Mouvement révolutionnaire uni des peuples, appelle toutes les masses populaires meurtries par le fascisme et l’intégrisme, en commençant par les femmes, les jeunes, les ouvriers et les travailleurs, à s’organiser, s’unir et lutter pour la liberté, la démocratie et la fraternité des peuples."
Certes la guerre force à des compromis. Le mouvement de libération Kurde à du en faire et en fera certainement d'autres. Mais ces compromis n'ont jamais détourné ces forces combattantes de leur but ; contrairement à une ALS qui est directement une marionnette entre les mains de ses maîtres. Ériger ces compromis en obstacles insurmontables est le paravent de la lâcheté et du sectarisme. Pendant que, bien au chaud, des militants s'échinent à trouver des groupes qui soient l'incarnation de la perfection, mais dont l'impact réel est nul, ceux qui combattent réellement meurent au front sans soutien. Dans notre calme État impérialiste, s'offusquer qu'il soit possible de chercher des alliés tactiques lorsque les bombes pleuvent est un luxe que ne peuvent connaître ceux qui subissent la guerre.

Qu'ils se souviennent des "mains sales" de Sartre, eux qui ont les leurs si blanches et pures.

Il est possible, et il est d'ailleurs sain d'être critique. Mais il est nécessaire de savoir choisir également son camp.
Il est impossible de jouer sur deux tableaux.

L'occident, et au premier rang la France, condamne le régime de Bachar Al-Assad pour des motifs hypocrites, camouflant une opposition géopolitique avec la Russie. Lorsque la famille Assad était une bonne cliente de la France, celle-ci ne tarissait pas d'éloge au sujet du régime.
Certains groupes militants pensent qu'il faut appliquer alors, mécaniquement, le fait que l'ennemi de notre ennemi est notre allié. Ils soutiennent alors Bachar Al-Assad comme un rempart contre l’obscurantisme, comme un chef de file de l'anti-impérialisme. En sommes ils nient que Bachar Al-Assad est un simple agent de la Russie au Moyen-Orient, une marionette des ambitions Irano-Russes dans l'orient de la Méditerranée.
Ces organisations peignent en rouge le régime, et peignent en rouge Poutine, ce qui est faux. Elles mettent en avant -tout aussi hypocritement- le fait que le régime serait l'allié des Kurdes, et qu'il est possible de concilier les deux. C'est escamoter le fait que, si des trêves existent lorsque Daech et l'ALS sont présentent, le régime n'a de cesse de tenter d'exterminer les Kurdes dès qu'ils sont seul à seul.

Soutenir le régime de Bachar Al-Assad, c'est célébrer l'impérialisme Russe, c'est célébrer faussement les BRICS comme étant la révolution mondiale, c'est se mettre à la solde d'une réaction contre une autre. Pire encore, certains souhaitent l'union de la France et de la Russie dans cette affaire, niant par là même le caractère criminel de l'impérialisme français, et souhaitant simplement qu'ils s'aligne sur un autre camp.
Qu'est ce que l'Armée Syrienne Libre et que veut cette coalition ?
L'Armée Syrienne Libre n'est pas unie idéologiquement, elle est une ligue de diverses organisations allant de démocrates sincères jusqu'à des obscurantistes virulents.
Ces forces sont principalement divisées en deux groupes, ou chambres d'opérations qui sont des alliances temporaires et non-exclusives autour d'objectifs ponctuels ou autour du soutien d'une puissance étrangère. La première Fatah Halab -conquête d'Alep- rassemble les agents d'Erdogan et des occidentaux. Elle est la force qui a été utilisée par la Turquie pour faire barrage à l'unification des zones contrôlées par les Kurdes au Rojava. Elle rassemble grossièrement 50% des forces armées de la nébuleuse de l'Armée Libre Syrienne. Ce sont les fameux "modérés" soutenus par l'occident. Issus des frères musulmans et des organisations réactionnaires locales, ils ne sont considérés comme modérés uniquement parce qu'ils ne menacent pas les intérêts occidentaux.
Jaish Al Fatah, -l'armée de la conquête- est construite autour des différentes cellules d'Al-Qaïda ayant survécus à la concurrence de Daesh. Cette chambre d'opération se démarque de la première par le fait qu'elle considère celle-ci comme "trop modérée." Egalement, Jaish Al Fatah est principalement le pion de l'Arabie Saoudite et du Qatar, avant d'être celui d'Erdogan.

Hors de ces chambres d'opération, des poussières qui s'agglutinent parfois dans des configurations différentes, mais toujours à la remorque, dans l'ombre, des deux chambres d'opération principales. C'est dans cette poussière que certaines organisations de l'Etat Français pensent trouver des joyaux d'une pureté révolutionnaire parfaite.

Le fait est qu'il existe des lignes progressistes au sein de l'Armée Syrienne Libre, c'est indéniable. Mais elles ont fait le choix de se mettre à la remorque des agents les plus réactionnaires de la coalition. Elles ont jeté par dessus bord leur indépendance politique pour se mettre eu ligne au coté d'Al-Quaïda et des obscurantistes. Elles ont abandonné toute stratégie en devenant des mercenaires de la Turquie, des USA et de la France. Ces forces, pendant la bataille d'Alep, n'ont servi qu'a assouvir les ambitions expansionnistes de la Turquie, et à être une des branches de la tenaille pour écraser les forces combattantes Kurdes, au lieu de combattre le régime de Bachar Al-Assad. Cette clique est plus une armée de spadassins au service d'un maître qu'une force politique cohérente.
Plusieurs organisations politiques au sein de l’État français, mais également en occident en général, trouvent conciliable de marcher et de défiler à l'appel du "maire d'Alep-est" et de soutenir la cause du peuple Kurde. Nous affirmons que cela n'est pas possible. Il n'est pas possible de soutenir ceux qui s'allient avec la France et la Turquie, qui en sont les mercenaires, sans devenir soi-même un renégat.

Nous affirmons qu'il est impossible de pouvoir jouer sur les deux tableaux et de pouvoir défiler sous le pavillon d'une clique de bandits au service des intérêts de la Turquie. Qu'il est impossible de pouvoir saluer la lutte des YPG – YPJ – TIKKO et de marcher avec leurs bourreaux. Qu'il est impossible de prétendre combattre l'impérialisme et ses ramifications tout en soutenant ses agents.
Quelques soient les raisons invoquées, quelque soit la faction obscure soutenue par les groupes soi-disant révolutionnaires, soutenir toute branche de l'ASL, marcher avec Free Syria, c'est marcher avec l'AKP et ses sbires. C'est marcher avec les bourreaux du peuple kurde.

C'est également marcher main dans la main avec les laquais des impérialistes occidentaux dans la région. C'est marcher avec l'impérialisme français et embrasser son drapeau. Il n'est pas possible de tenir ce discours et d'ensuite "compenser" en agitant le drapeau du Kurdistan libre, le salissant par la même occasion.

Cela n'est pas conciliable.
Que le régime de Bachar Al-Assad soit un régime d'oppression à la solde des intérêts de la Russie est une vérité. Il est juste de le pointer du doigt et cela doit être fait, il n'est pas conciliable de se dire révolutionnaire tout en le saluant. Mais il est aisé de dénoncer les ennemis de son propre impérialisme.
Ceux qui, dans l’État français, se réjouissent des victoires de l'ASL, pleurent ses défaites, chantent leurs louanges ne sont pas seulement en contradiction avec le fait de soutenir les kurdes et les Forces Démocratiques Syriennes, ils se déclarent même ennemis de leur cause de libération nationale et de libération de la Syrie de la présence des impérialistes.

Une ligne de démarcation se trace, elle doit être franchie, que cela soit d'un coté ou de l'autre, par toutes les organisations ayant une position sur la question de la guerre en Syrie.

Certains prônent l'éclectisme et soutiennent tout ce qui lutte contre le régime de Bachar Al-Assad. Il n'est pas possible de l'être dans une lutte à mort.
Certains prennent ceci par dessus la jambe, le traitent avec légèreté. Ils se démasquent comme étant des opportunistes qui ne voient le fait de soutenir les kurdes que comme étant "de bon ton". Nous devons dénoncer cet opportunisme.
Lorsque, rien qu'à Lyon, la mairie Front de Gauche du premier arrondissement de Lyon accepte de relayer l'appel réactionnaire du maire d'Alep-Est, nous devons les dénoncer et dénoncer leur attitude de renégat.
Lorsque Europe Ecologie / Les Verts signe également cet appel, nous devons dénoncer l'attitude de laquais de l'impérialisme de cette organisation.
Lorsque "Ensemble" signe ceci aux côtés des agents fascistes d'AKP, c'est qu'ils prennent position en faveur de la répression du peuple Kurde.
Ceux qui parlent de "soutien critique" lorsqu'ils se rassemblent sous le drapeau de l'ASL de la France et de la Turquie se démasquent donc comme des soutiens de fait à ces forces.
Nous appelons toutes les organisations progressistes et révolutionnaires de l’État Français ou francophones à relayer cet appel, à prendre position sur le fond de celui-ci et à démasquer les mercenaires de l'impérialisme.
Nous appelons ces organisations et ces médias à rejeter les positions et la propagande des agents de l'impérialisme, au premier chef duquel l'impérialisme français, notre ennemi premier. Nous souhaitons la défaite de notre propre impérialisme, que ses griffes soient arrachées et ses armes brisées !

Nous appelons à la constitutions d'initiatives, militantes, politiques, financières pour soutenir depuis l'Etat Français la lutte du peuple Kurde et de ses alliés pour sa libération du Kurdistan et de la Syrie.
Vive la lutte du peuple Kurde et de ses alliés pour la liberté ! A bas le régime fasciste d'Erdogan et les laquais des impérialistes !
Vivent les volontaires internationaux qui combattent aux côtés des Kurdes !

Annexe:
Les forces des Kurdes et leurs alliés:


HPG  : Force de Défense du Peuple.
YJA-Star : Unités des Femmes Libres.
PAJK : Parti des Femmes Libres du Kurdistan.
YPS : Unités de Protection Civile.
YDG-H : Mouvement de la Jeunesse Révolutionnaire Patriotique.
HDP : Parti Démocratique des Peuples.
DBP : Parti Démocratique des Régions.
HDK : Congrès Démocratique des Peuples.
PKK: Parti des Travailleurs du Kurdistan.
YPG: Unités de Défense du Peuple.
YPJ: Unités de Défense Féminines.
PDK-S/Al-Parti: Parti Démocratique de Kurdes - Syrie.

Organisations turques combattant aux côtés des forces combattantes Kurdes.

MLKP : Parti Communiste Marxiste-léniniste.
DHKP-C : Parti-Front Révolutionnaire pour la Libération du Peuple.
TKP-ML : Parti Communiste Turc - Marxiste-léniniste. Sa branche armée est le Tikko.
MKP : Parti Communiste Maoïste.
MLSPB : Union Marxiste-léniniste pour la Propagande Armée.
DAF : Action Révolutionnaire Anarchiste.
Organisations de volontaires étrangers:
Bataillon International de la Libération au Rojava.

Mr. Bonk

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Re: Kurdistan / Alep...etc

Message par Mr. Bonk le Dim 25 Déc - 21:33

IL y avait une erreur sur le PYD, corrigée depuis

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Re: Kurdistan / Alep...etc

Message par Mr. Bonk le Lun 26 Déc - 17:21

Alors, on aimerait dans l'idéal que rien ne filtre pour le moment, car nous attendons le feu vert des organisations avec lesquelles nous signons.

Mr. Bonk

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2 remarques

Message par Ollaf le Mar 17 Jan - 19:13

L'UPML (Paris) a signé cet appel, cela veut dire que nous étions en accord avec l'essentiel et qu'il a été bien de le faire, toutefois nous avons 2 remarques à faire:
*il aurait été bien de se situer --- même brièvement --- au niveau de toute la guerre qui se mène au Moyen-Orient et en particulier en Syrie. L'analyse sur la Syrie est trop vite faite, trop étroite et ne permet pas de dénoncer pleinement "notre" impérialisme français.
*ce qui aurait permis d'aller jusqu'à l'exigence de retrait immédiat des troupes françaises et la non ingérence. Ce sont les peuples de la région qui doivent trouver le chemin de la paix sans le diktat impérialiste.
Marc

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Re: Kurdistan / Alep...etc

Message par Abel Kelen le Dim 22 Jan - 19:29

J'ai pour ma part, plusieurs réserves sur des positions exprimées dans cette déclaration. En particulier sur ce passage :

"La coalition que forment les organisations de combat Kurdes est la seule à œuvrer à une lutte résolue pour le progrès, l'égalité, et pour chasser les impérialistes. Et ce, que ce soit au Rojava (Kurdistan Syrien) au Bakur (Kurdistan de Turquie), sur leur terre, tout comme pour l'émancipation générale des peuples de Syrie et de Turquie."


Que des organisations kurdes et turques se mettent d'accord sur une déclaration qui présente les forces kurdes comme les garantes de l'émancipation du peuple kurde - d'accord. Mais, se présenter également comme la force "pour l'émancipation générale des peuples de Syrie et de Turquie." (!!) c'est une position étrange.

Je ne comprends pas cette manière de parler au nom de la Syrie. Il ne faut pas oublier que la Syrie est une grande nation, qui, au cours de son histoire s'est vu amputée les territoires historiques du Liban, de la Palestine et de la Jordanie. Aujourd'hui elle fait face à une agression sur fond de conflit inter-impérialiste.

Comment des communistes turcs et kurdes peuvent-ils se permettre de parler au nom de l'émancipation d'un pays dont la majorité de la population est arabe ? C'est à mon sens, une position chauvine inacceptable. C'est nier le fait que l'émancipation des exploités de la Syrie dépendra de l'affrontement des classes à l'intérieur de cet Etat, et non de l'émancipation apportée par les forces kurdes. Si elles se proposent un tel objectif, c'est inquiétant...parce qu'une minorité nationale au sein de plusieurs Etats ne peut pas décider de "l'émancipation" d'autres peuples vivant dans d'autres Etats. Cela vaut aussi pour la Turquie, et je m'interroge sur la position des communistes de Turquie qui laisse transparaître dans cette déclaration que la destruction du gouvernement AKP pourrait se jouer dans la guerre en Syrie, à partir de la guerre d'émancipation du peuple kurde dirigée par la bourgeoisie kurde. Ils sous estimes à mon avis l'importance de diriger la lutte de classe dans leur pays, ou s'affirme la tache de prendre la direction de la classe ouvrière de toutes les nationalités de la Turquie, d'arracher la classe ouvrière turque au chauvinisme, à un moment ou la popularité d'Erdogan n'est pas entachée par toutes les atteintes aux droits démocratiques qui ont court actuellement.

Le projet des forces nationalistes kurdes est peu clair aujourd'hui. Tantôt on comprend qu'elles veulent former un Etat, tantôt qu'elles suivent le principe du "Confédéralisme démocratique" défini par Ocalan, théorie critique des Etats nations et qu'il veut un exemple pour tous les peuples du Moyen-Orient. On manque aussi d'une analyse de classe de ces forces kurdes et d'étude socio-économique de ce que sont les territoires kurdes pour comprendre ce que peut être un "État libre de démocratie populaire" du Kurdistan.

Un problème qu'il y a dans le mouvement communiste international est le manque de connaissance des débats et des positions des camarades du Moyen-Orient qui pourrait nous permettre de comprendre mieux cette question.

Quoi qu'il en soit, je pense qu'il est inadmissible en principe pour des communistes d'une nation déterminée, de définir à la place d'une autre nation qui sont ses libérateurs. Dans le cas concret présent, ce qui ressort du passage cité plus haut, c'est que le nationalisme kurde est le garant de l'émancipation des peuples de la Syrie et de la Turquie. C'est une position qui n'est pas défendable. je ne pense pas que défendre le droit d’autodétermination du peuple kurde doit impliquer pour les communistes turcs et kurdes une telle conciliation avec cette prétention chauvine des forces nationalistes kurdes.

Abel
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